Mot de la fondatrice
Derrière chaque regard d’enfant, il y a une histoire.
Pour certains, cette histoire a été marquée trop tôt par la méchanceté, la violence ou l’indifférence. Ces enfants ont dû grandir dans un monde de brutes qu’ils ont rencontré bien avant l’âge de comprendre.
Et je veux leur dire avec force : ce n’est pas eux le problème.
La méchanceté et la violence des autres, leur bêtise, leur manque d’empathie, de compassion ou même d’humanité n’a rien à voir avec eux.
De ce fait, ils ne doivent jamais porter sur leurs épaules ni la culpabilité ni la honte de ce qu’ils ont subi.
Ils doivent aussi comprendre qu’ils ne sont pas obligés de reproduire la violence qu’ils ont connue. Bien au contraire : ils portent déjà en eux toutes les ressources pour se construire, se relever et réaliser de grandes choses, malgré leur passé et malgré leurs blessures.
Je veux que chaque enfant sache qu’il est possible de transformer la douleur en force, la tristesse en énergie, la colère en moteur de réussite. Mais je veux surtout qu’ils se libèrent de ces émotions lourdes qui finissent toujours par consumer ceux qui les portent. Leur histoire ne doit pas les enfermer ni les limiter. La haine, la rancune, le ressentiment, l’amertume, la honte ou la culpabilité n’ont pas à les définir non plus.
Dans une société où les victimes ont souvent du mal à se confier ou à se faire entendre, à cause du manque d’empathie qui gangrène nos sociétés, je veux que les enfants sachent une chose : oui, le monde peut sembler brutal, mais il existe aussi des personnes justes, bonnes, bienveillantes. Elles sont peut-être minoritaires, mais elles existent. Et c’est vers cette lumière qu’il faut avancer.
Je veux que le poids de la honte qui écrase tant de victimes s’envole enfin des épaules de ces enfants. Parce qu’en vérité, la honte doit changer de camps. Ceux qui manquent d’humanité, d’amour et d’empathie sont les seuls à devoir s’interroger. Peut-être est-il temps que certains apprennent – ou même « achètent » – une humanité qu’ils n’ont jamais su incarner.
Mon vœu le plus cher, à travers cette association, est que chaque enfant retrouve la conviction profonde qu’il est possible de s’en sortir, même après avoir rencontré beaucoup de méchanceté. Que son histoire ne soit pas un poids, mais une lumière. Qu’il comprenne que oui, malgré tout ses épreuves, c’est possible de réaliser ses rêves. `
Oprah Winfrey a dit un jour : « Ce dont vous êtes sûr, c’est ce que vous devenez. »
Et c’est ce que je souhaite pour tous les enfants vulnérables : qu’ils grandissent avec la conviction profonde qu’ils peuvent transformer leur destin. Peu importe leur point de départ dans la vie, il n’y a pas de fatalité. Même face aux pronostics les plus sombres, ils ont le pouvoir de tracer leur propre voie et de créer une vie lumineuse, à la hauteur de leurs rêves.
Pourquoi Belles Âmes ?
Je suis née au Cameroun, auprès de parents aimants, mais tout a changé très vite.
À l’âge de 5 ans, j’ai perdu mon père.
Cette perte a marqué le début d’un bouleversement profond : une faille précoce, invisible mais bien réelle.
Peu après, j’ai été envoyée en France.
Ce qui devait être une chance s’est transformé en épreuve, puisque dès lors, j’ai connu plusieurs formes de maltraitance…
Bien que matériellement protégée, au fond de moi persistaient une colère sourde et une blessure silencieuse.
Pendant des années, j’ai avancé ainsi.
Et malgré tout, j’ai tenu bon.
Je me suis construite, j’ai étudié, j’ai travaillé.
Mais ce n’est que plus tard, grâce au développement personnel,
que j’ai pu entamer une guérison en profondeur : mettre des mots, me reconstruire.
Un jour, une évidence s’est imposée :
« Si j’avais eu ces outils plus tôt… certaines blessures auraient peut-être été moins lourdes à porter. »
C’est pourquoi j’ai décidé de créer une association qui propose des outils de développement personnel aux enfants vulnérables.
Ne voyant aucune structure autour de moi qui offrait ce type d’accompagnement, Belles Âmes est née.
Pas seulement comme une aide sociale,
mais comme une mission de vie :
🎯 tendre la main aux enfants vulnérables,
🌱 leur transmettre ce que j’aurais aimé recevoir enfant : des outils précieux pour se reconstruire et réaliser son plein potentiel.
Parce que trop d’enfants blessés deviennent des adultes qui blessent à leur tour.
Parce que beaucoup de petits garçons délaissés sombrent dans la délinquance.
Parce que trop de petites filles abandonnées finissent livrées à elles-mêmes dans de mauvais environnements.
Et pourtant… un autre chemin est possible.
Je veux que chaque enfant sache que son histoire ne le condamne pas.
Que ce qu’il a vécu ne définit pas ce qu’il peut devenir.
Et que oui, même dans un monde parfois dur, violent, sans empathie…
des espaces de reconstruction, d’écoute et de transformation existent.
Belles Âmes, c’est ma main tendue.
C’est ma manière d’agir.
Et de rappeler à chaque enfant :
Tu n’es pas seul.
Tu es capable.
Et tu as le droit de déjouer les pronostics qui semblaient tracés pour toi.
🌟 Belles Âmes est un projet de conviction :
que les clés du développement personnel doivent être transmises dès l’enfance, et en particulier aux enfants les plus vulnérables. Pour qu’ils ne soient pas condamnés à simplement survivre, mais qu’ils puissent être libres de se réaliser pleinement.
